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L’acétonémie: l’ennemi invisible qui mine la performance des troupeaux laitiers

Lorsque l’on s’intéresse à la santé des troupeaux laitiers, on constate que certaines des plus grandes menaces sont parfois difficiles à déceler. L’acétonémie en est un excellent exemple : il s’agit d’un trouble métabolique qui réduit discrètement la productivité, la fertilité et la rentabilité des vaches, et ce, généralement sans signes cliniques évidents. L’acétonémie, aussi connue sous le nom d’hypercétonémie, touche environ 400 000 vaches en début de lactation chaque année au Canada (4 vaches sur 10)1. Jusqu’à 95 pour cent de ces cas sont subcliniques2, c’est-à-dire invisibles à l’œil nu.


Pourquoi l’acétonémie est-elle importante et quels en sont les facteurs de risque?

La plupart des vaches fraîches vêlées en hypercétonémie semblent plutôt normales en apparence, mais la maladie finit par avoir un impact sournois sur leur production de lait, leur fertilité et leur santé. Si on ne s’en occupe pas, cette « maladie silencieuse » peut coûter cher aux producteurs, non seulement en raison de la perte de lait, mais aussi à cause de l’augmentation du risque d’autres maladies comme le déplacement de caillette en plus d’un risque de réforme plus élevé en début de lactation, des retards de conception et de l’augmentation des frais vétérinaires3. Chaque cas d’acétonémie peut ainsi faire perdre jusqu’à 400 $ de bénéfice; il est donc essentiel d’agir rapidement pour préserver la rentabilité du troupeau4.

L’acétonémie survient généralement en début de lactation, quand les besoins en énergie pour la production de lait augmentent rapidement et ne sont pas encore compensés par l’augmentation de la consommation de matière sèche. Les vaches utilisent alors leur graisse corporelle comme source d’énergie, et une partie de cette graisse mobilisée est transformée par le foie en corps cétoniques qui s’accumulent dans le sang. Même si une certaine perte de poids est normale, une perte de poids excessive et une mauvaise consommation de matière sèche provoquent souvent l’acétonémie. Certains facteurs de risque ont été identifiés : les rations de tarissement trop hautes en énergie5, les vaches trop grasses au moment du vêlage6, les périodes de tarissement prolongées7, la gestation de jumeaux8, une gestion inconsistante de la mangeoire, et un accès limité à l’eau et la nourriture. Le surpeuplement et le manque de confort des vaches peuvent aussi affecter le risque d’acétonémie en réduisant la consommation de matière sèche au moment où les vaches en ont le plus besoin.


Des pertes invisibles et le pouvoir d’une surveillance efficace

Comme 95 pour cent des vaches atteintes d’acétonémie ne présentent pas de signes cliniques2, s’appuyer sur les symptômes observables est une bataille perdue d’avance, car vous ne verrez que la pointe de l’iceberg. En cas d’acétonémie subclinique, les vaches paraissent normales, mais leur taux de corps cétoniques est élevé; ce qui arrive bien plus fréquemment que la forme clinique de la maladie. Ces cas invisibles peuvent dégénérer en problèmes majeurs, comme un déplacement de caillette, une métrite ou de faibles taux de conception.

C’est pourquoi des tests d’acétonémie de routine pendant les deux ou trois semaines qui suivent le vêlage font une véritable différence. Il ne s’agit pas seulement de détecter les vaches malades, mais aussi de s’assurer que votre programme de transition fonctionne. À l’échelle du troupeau, ces tests donnent un aperçu clair de la manière dont les vaches s’adaptent et permettent de déterminer si vos stratégies d’alimentation et de régie répondent à vos objectifs9. À l’échelle individuelle, une surveillance fréquente des vaches fraîches vêlées vous permet de repérer et de traiter les vaches atteintes d’acétonémie10, et ainsi, de minimiser vos pertes.


La prévention commence bien avant le vêlage

La meilleure défense contre l’acétonémie commence pendant la période de tarissement, d’abord avec une ration de tarissement bien balancée. Clle-ci doit contenir assez d’énergie pour les besoins d’entretien de la vache et la croissance du fœtus, mais pas trop non plus, pour éviter que les vaches engraissent11. Pour ne pas dépasser les besoins en énergie des vaches taries, vous pouvez diluer leur ration en ajoutant de la paille ou d’autres fourrages matures, après les avoir hachés. Une étable confortable, un bon espace à la mangeoire et un accès suffisant à de l’eau propre et fraîche sont essentiels. Quand les vaches sont en surpeuplement ou qu’elles sont stressées, leur consommation peut en souffrir, ce qui peut ouvrir la porte aux problèmes métaboliques. Des routines consistantes, une nourriture propre et un environnement calme font une réelle différence.


Les clés d’un bon départ et d’un succès durable

Une transition en douceur bâtit de bonnes bases pour une lactation productive. La prévention, c’est s’assurer que l’on part sur de bonnes bases : un état de chair modéré, des rations bien balancées, des installations confortables et une surveillance proactive. Soumettez toutes les vaches fraîches à un test de dépistage pendant les deux ou trois semaines après le vêlage, et utilisez ces résultats pour repérer les vaches à risque élevé et agissez rapidement sur les taux de corps cétoniques trop élevés. Associez les tests d’acétonémie réguliers à vos observations de routine et ajustez votre approche de transition au besoin.

Prendre en charge l’acétonémie est un travail d’équipe. Travaillez en étroite collaboration avec votre vétérinaire et votre conseiller en nutrition pour établir un plan de transition sur mesure pour votre troupeau. Votre représentant Elanco est aussi un partenaire précieux, qui vous offre son expertise, des données de recherche et des solutions pratiques pour que vos vaches (et votre porte-feuille) prospèrent.

Prendre en charge l’acétonémie est un travail d’équipe. Travaillez en étroite collaboration avec votre vétérinaire et votre conseiller en nutrition pour établir un plan de transition sur mesure pour votre troupeau. Votre représentant Elanco est aussi un partenaire précieux, qui vous offre son expertise, des données de recherche et des solutions pratiques pour que vos vaches (et votre porte-feuille) prospèrent.

  1. McArt JAA et al The Veterinary Journal 2013 560 (v1.0) - incidence = 2x prevalence (p.3) A reasonable alterna- tive is to conduct a simple crosssectional sample (testing herd prevalence ) and then estimate the herd incidence fro McArt JAA Journal of Dairy Science 2011 6011 (v1.0) - SCK prevalence (p.1) . A total of 741 of 1 ,717 (43 .2 % ) eligible enrolled cows had at least one BHBA test of 1 .2 to 2 .9 m M /L. Tatone EH Journal of Dairy Science 2017 1308 (v1.0) - Ketosis prevalence of 21% in Canada (p.1) The cow-level KET prevalence in Ontario was 21 %, with an average within-herd prevalence of 21 % (standard deviation = 10 .6 ) for dairy her Santschi J of Dairy Science 2016 9263 (v1.0) - Prevalence subclinical ketosis (p.1)
  2. Duffield, TF et al. Ration of 5 cases of clinical ketosis to 100 cases of hyperketonemia (p.4). J Dairy Sci 2009 571 (v1.0)
  3. McArt, JA et al. Milk yield, breeding success, and health - description of various cost categories (p.1). J Dairy Sci 2015 2043 (v1.0)
  4. McArt, JA et al. Average total cost of hyperketonemia was 289$ (p.1). J Dairy Sci 2015 2043 (v1.0)
  5. Drackley JK. Overconsumption of energy as risk factor (p.2). Western Dairy Management Conference 2007 7 (v1.0)
  6. Duffield, TF. BCS as risk factor for SCK (p.9). Vet Clin North Am Food Animal Practice 2000 231 (v1.0). Vanholder. SCK and BCS (p.1). J Dairy Sci 2015 880 (v1.0)
  7. Santschi, DE. Longer dry period increases the risk of ketosis in the next lactation (p.5). J Dairy Sci 2011 3322 (v1.0). Rollin, E. Long days dry (>70d) increase the risk of SCK independant of BCS (p.8). Journal of Dairy Science 2010 978 (v1.0). Tatone, EH. Increased length of dry period increases risk of ketosis (p.1). Journal of Dairy Science 2017 1308 (v1.0)
  8. Fricke, PM. Twinning is a risk factor for Ketosis (p.2). The Professional Animal Scientist 2001 61 (v1.0)
  9. Duffield, TF. Identify herds at risk for ketosis (p.5). AABP Proceed 2007 213 (v1.0)
  10. McArt JAA, et al. More frequent testing gives higher ROI (p.1). Preventive Veterinary medicine 2014 170 (v1.0). McArt, JAA, et al. Recommended testing window and frequency (p.9). Preventive Veterinary medicine 2014 170 (v1.0)
  11. Janovick, NA et al. Overfeeeding = more NEFA+BHBA+mobilization+DA+ketosis (p.1). J Dairy Sci 2011 1385 (v1.0). Drackley, JK. Western Dairy Management Conference 2007 7 (v1.0)

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